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Une affaire finement jouée…
Connaissez-vous le lièvre et la tortue ? Et bien les seniors département de Ludo ont rejoué la scène mais avec pour protagonistes quatre joueurs, un « gros » et un vieux.
Mal engagés dès avant le début de la rencontre, puisqu’ils se présentaient à cinq face à une équipe complète, les Testerins présentaient une proie facile pour les joueurs Bordelais qui sans doute pensaient avoir à l’usure leurs visiteurs du jour, bientôt renforcé par un dernier joueur en retard. Pourtant dès les premiers échanges, il paraissait évident que les nôtres allaient défendre leur peau bien chèrement. Et tels la tortue de la fable, ils imposaient un tempo lent et grâce à une très bonne adresse, tenaient la dragée haute à l’équipe complète. Se préservant des fautes qui leur seraient fatales, ils proposaient une défense assez « molle » qui déroutait les Chartrons. Mieux même, c’est eux qui concluaient la première levée 12-13. Le public s’énervait contre les arbitres qui ne sanctionnaient pas souvent la défense de la Teste. L’énervement gagnait par contagion les noir et jaune qui n’y arrivaient pas.
Le deuxième acte allaient être plus favorable aux bordelais qui reprenaient le leadership au planchot, certes de peu mais on sentait que le match allait être tendu. A la pause, rien n’était fait mais il était évident que le sort de ce match ne pouvait passer que par l’élimination progressive de nos joueurs (15-12, 27-25).
Mais, en ces temps de crise, le Testerins se montrait économe de fautes données, et aucun n’était en danger à la mi-temps. Le troisième quart allait porter au paroxysme le désarroi des Chartrons qui devenaient fébriles, preuve le niveau sonore des temps morts demandés. Surtout que les Testerins faisaient le métier, portant le fer à l’intérieur et trouvant en leurs grands, des fructificateurs de score, avec souvent des paniers d’acrobates. Ils enfonçaient leurs hôtes dans leurs doutes. 12-20 sur le quart temps avec une défense toujours aussi déroutante par sa « mollesse » et une attaque jouant à la limite des 24s.
Il leur a fallu pourtant se livrer une rude bataille quand les Chartrons sont revenus sur leurs talons en fin de partie. Revenus du diable vauvert comme… le lièvre de la fable, ils sentaient l’odeur et le goût de la victoire, pensant mettre à la raison cette équipe atypique et hétéroclite. A une minute du terme, ils étaient là, prêts à fondre sur leur proie Testerine, distancés de seulement deux petites unités. Ils pouvaient revenir à hauteur et pousser les bleus à une prolongation qui nous serait fatale puisque nos deux points d’ancrage intérieur étaient l’un menacé de sa cinquième faute et l’autre déjà sorti. Avec la possession de balle à 61-63, ils avaient les cartes en mains pour pouvoir gérer au mieux la fin de partie. Mais la défense était présente, et provoquait une perte de balle sur un marcher au départ. Nous nous attendions à ce qu’une faute vienne couper le jeu. Ce qui fut fait. Pression pour le shooteur qui devait absolument les convertir.
Le premier faisait ficelle (61-64) mais rien n’était fait, nous étions encore sous la menace d’un tir à 3 points. Chambrage bon enfant du banc des Chartrons sur le deuxième mais pas de soucis, le deuxième aussi faisait ficelle et le match était plié. D’autant que la possession suivante était vendangé et la montée de balle revoyait une faute que le capitaine et entraineur était chargé de convertir. Plus de pression car le chrono indiquait une poignée de seconde. Le premier rentrait et c’était là le glas des espoirs bordelais. Même si le deuxième était raté, le dernier tir à trois points des Chartrons était désespéré et ne rentrait pas (61-66).
En fin de compte, un match de dupes, parfaitement maîtrisé par les nôtres, qui ont sus faire déjouer une équipe peut être un peu sûre d’elle…
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